A' LA CARROSSE D'OR (16/08/04)

Mon regard s'épanouit
envers les falaises grises des iles
du lac qui savatte contre le rivage.


Tout est clair dans le matin
d'été et on voit le fond brun
de lave silente qui s'élève à
ouest contre Martane et Bisentine
comme si l'on était à Dover.


Sur le fond de l'horizon l'Amiata
déclive doucement pour unir
Tuscane et Latium tandis que
sur sa droite le Mont Cetona
s'addresse à l'Umbrie au coeur vert.


Un pêcher tire le moulinet
de son long fil pour saisir
un poisson réfléchissant
en argent les iridescences
de la lumière montante
du soleil rampant.


Je suis arrivé par bicyclette,
J'ai dû trouver une pompe
pour gonfler le pneu presque
à terre et ainsi j'ai découvert
les brébis au paturage.


Tout est assez silencieux
tandis que la surface crispée
du lac reussit à se faire
plate comme la glace.


C'est le langage éternel
et simple de la nature
qui me parle et je pense,
comme souvent, à Holderlin:
La vie est dialogue,
dans ce cas avec la nature.


Marco Maria Eller Vainicher